Si vous êtes un habitué de la communauté steampunk, vous avez sûrement déjà entendu parler de Nicolas Chattou-Coumbil (NCC). Écrivain en herbe, ludiste et esthète, revoilà qu'il fait parler de lui avec un projet innovant ouvert au crowfunding.
Souvenez-vous, il y a 3 ans, ce gentilhomme ouvrait à Nancy (capitale française de l'Art Nouveau), puis à Metz (Bastion final des grands conflits mondiaux), un café-jeux dans le sous-sol du magasin de jeux de sociétés «La Caverne du Gobelin», un espace culturel totalement aménagé à la sauce steampunk et répondant au doux nom du « Gobelin Vapeur ». Soirées jeux, concerts et programmes d'animation de folie, de quoi passer d'agréables moments en bonne compagnie dans un lieu décoré par NCC himself. Depuis peu, la salle à cependant était abandonnée au profit d'un espace bien plus grand de 300m². Allez donc y faire un tour au 11 rue des Clercs.
Mais le jeune homme a plus d'une cartouche à sa Winchester, et il tire de nouveau, non pas sa révérence, mais bien son épingle du jeu avec un projet ambitieux et qui ravira, j'en suis sur, les internautes amateurs de steampunk.
« Au début, avec l'association « La Mécanique des rêves », nous avons créé les fabulettes des intrépides voyageurs, un feuilleton en photo diffusé sur youtube. Puis nous nous sommes familiarisés à la vidéo et au montage en tournant Dédales. Aujourd'hui, notre équipe est réunie, aguerrie, et prête pour un nouveau projet ambitieux : Steampirate Chronicles »
Cette future web-série proposera aux internautes une histoire palpitante dans un décors steampunk, avec des épisodes de 5 à 10 minutes pleins d'action et de rebondissements.
« La série raconte l'histoire du Capitaine Nikolas, un ancien soldat à la recherche d'un objet nécessaire à l'accomplissement de sa vengeance. Pour cela, il va réunir un équipage et se confronter à des personnes issus de son passé qui chercheront à tout prix à l'empêcher de réaliser sa quête. »
L'univers ? «C'est un monde fictif qui se détache de l'histoire, un univers sombre à mi-chemin entre le XVIIIème et le XIXème siècle. Le steampunk côtoie le western et les codes du film de pirates, avec pour environnement une autorité politique poussant les aventuriers à prendre la mer en quête de liberté et à la découverte d'espaces vierges »
Les inspirations ? L'auteur touche-à-tout en a plein : du western (Wild Wild West) à la SF (Star Wars) en passant par le manga (One Piece), la bande dessinée (La Ligue des Gentlemen extraordinaires) et enfin la série TV (Firefly, un western-space opéra mort-né au bout d'une seule saison au grand dam de ses fans).
« Nous voulons proposer quelque chose d'original, quelque chose que l'on ne voit pas à la télévision, et qui est encore peu développé en France. Je défends l'idée d'une création cross-média, pour développer avec notre association un développement de notre univers sur plusieurs supports (vidéos,littéraires et graphiques). En soi, Steampirate se veut être un projet culturel libre et grand public qui va au delà d'une websérie pour aficionados de steampunk. »
Bon : et cette websérie, comment va-telle être produite ?
« Nous avons commencé à tourner quelques vidéos pour faire des essais. Mais la série qui se veut très portée sur l'action et les effets spéciaux a besoin d'un matériel adéquat (micro,éclairage, fond vert, etc.). C'est pourquoi nous avons lancé un appel au financement sur la plate-forme de crowfunding Ulule. Les internautes peuvent contribuer à la hauteur de leurs moyens et recevoir une contrepartie à la hauteur de leurs dons. Notre objectif est d'atteindre 800€. Le Conseil Général de la Moselle a lui aussi accepté de nous donner un coup de pouce. »
Alors, vaporistes ! Êtes-vous prêts à devenir producteurs en herbes ? Venez en aide à ce projet ! Steampunk needs you !
Composition de l'équipe : Tristan Bor, réalisateur, ingénieur du son, cameraman et au montage. Nicolas Chattou-Coumbil, scénariste, producteur et acteur principal dans le rôle de Nikolas Vincent Lamouroux dans le rôle du pilote Vincent Caroline, dans le rôle de la navigatrice Caroline Gaelle dans le rôle de la mécanicienne Gaëlle Ariane Henckes, dans le rôle de la capitaine Erza Eric Rebois, dans le rôle d'Erick le Sanglant Jonathan Vaucher, dans le rôle de l'arnaqueur Elias Olivier Mathoul dans le rôle du grand méchant Augustus
L’été est rarement propice à la sortie de bons films et d’ailleurs la plage a souvent plus de succès que les salles obscures. Mais le soleil n’est pas au rendez-vous et que vous ne pouvez pas bruler votre épiderme tranquillement, French Steampunk vous propose 3 films pour assouvir votre passion retro (futur).
Cadavres à la pelle. 27 juillet 2011
Synopsis : Edimbourg, capitale mondiale de la médecine, 1828 ! Deux émigrés irlandais, William Hare et William Burke, ont bien leur petite idée pour fournir aux éminents praticiens de dissections les cadavres de première fraîcheur qui leur sont nécessaires…
Version humoristique de l’histoire des célèbres tueurs Burke and Hare avec Andy Serkis et Simon Pegg. A voir en VO évidemment…
Captain America : First Avenger. 17 août 2011
Synopsis : Captain America: First Avenger nous plonge dans les premières années de l’univers Marvel. Steve Rogers, frêle et timide, se porte volontaire pour participer à un programme expérimental qui va le transformer en un Super Soldat connu sous le nom de Captain America. Allié à Bucky Barnes et Peggy Carter, il sera confronté à la diabolique organisation HYDRA dirigée par le redoutable Red Skull.
Chris Evans endosse la tenue de la nouvelle licence Marvel. Les quelques images qui nous sont parvenues devront plaire aux fans de Dieselpunk !
Cowboys et Envahisseurs. 24 août 2011
Synopsis : Milieu des années 1800. Des extraterrestres ont pour but d'envahir l'Ouest américain et d'asservir l'Humanité. Mais les cowboys et les Apaches ont d'autres plans.
Un film un peu fou avec Harrison Ford et Daniel Craig.
Synopsis : 1910 : Sous l'influence de sa fille, la ravissante Patricia, et du futur mari de celle-ci, le fringant Richard Mays, passionné d'aviation, lord Rawnsley, propriétaire du plus important journal d'Angleterre, décide d'organiser une course aérienne Londres-Paris. Les 10 000 Livres Sterling offerts au vainqueur ne manquent pas d'attirer les meilleurs pilotes du monde : l'Américain Orvil Newton, le Français Pierre Dubois, grand amateur de femmes, le comte italien Ponticelli, le colonel prussien von Holstein, le très britannique Sir Percival Ware-Armitage et le Japonais Yamamoto se présentent ainsi sur la ligne de départ.
Notre avis : Revivons ensemble les débuts de l'aviation, ses héros qui n'avaient pas froid aux yeux, ses concepteurs/bidouilleurs ingénieux qui construisaient eux-mêmes leurs aéroplanes, cette épopée homérique dont le ciel était la seule frontière.
Ces Merveilleux Fous Volants Dans Leurs Drôles De Machines (Those Magnificent Men in their Flying Machines, Or How I Flew from London to Paris in 25 Hours 11 Minutes en anglais) est une comédie britannique de 1965. En 1910, Lord Rawmsley, magnat de la presse, décide d’organiser une course d’avions entre Londres et Paris pour prouver au monde que La Grande Bretagne a la main mise sur les airs.
Ce film est un réel hommage à cette époque et a ses hommes qui risquaient leur vie pour espérer réaliser le plus vieux rêve de l’homme : voler. Mais attention, il va falloir laisser son sérieux au placard. Humour un poil potache, personnages surdoués, gags à gogo et comique de répétition sont au programme pour un film assez proche finalement d’un épisode de Benny Hill (dont il tient le rôle du chef de la Brigade des pompiers des pistes d’essai). Les fans d’aéroplanes et d’engins volants se régaleront. Le film recèle un catalogue très complet des avions du début du siècle : un Bristol Boxkite, un Eardley Billing. Dont certains n’ont jamais volé autrement que par la magie du cinéma (il y a même un ornithoptère !)
Ambiance retro assurée qui sent bon la nostalgie. Ah les années 60 ! Le temps bénit où le cinéma pouvait encore jouer avec les stéréotypes ! Le film joue donc sur les clichés et les poncifs d’un début de siècle fantasmé. Et pour notre plus grand plaisir ! Alors oui, l’allemand, bouffi de rigueur teutonne, a forcément un casque à pointe, le français (incarné par Jean-Pierre Cassel) passe son temps à draguer toutes les demoiselles qui sont à sa portée, l’américain est forcément affublé d’un stetson et fait fi des conventions avec décontraction et la riche héritière rêve d’émancipation. Quelques longueurs bien sur, ce film n’a pas le rythme des productions actuelles et on aurait espéré un peu moins de gags lors des essais pour que la course dure un peu plus longtemps, mais attendez-vous tout de même à passer un bon moment.
France 2 nous propose, ce soir, les 3 premiers épisodes d’une toute nouvelle série policière historique : Empreintes Criminelles
Synopsis : A Paris, dans les années 1920, à l'intérieur d'un grenier poussiéreux de la PJ parisienne, un laboratoire de police unique au monde prend forme. Julien Valour, policier torturé mais visionnaire, est aux commandes de cette unité très spéciale. Il est accompagné de Léa Perlova, une experte scientifique indépendante et féministe, Pierre Cassini, un flic de terrain à l'ancienne, Marius Delcourt, un policier doué pour les inventions en tout genre, Martello, un jeune flic idéaliste, et Pauline Kernel, une jeune bourgeoise qui fait ses premiers pas comme médecin légiste. Avec la volonté des pionniers, ces hommes et ces femmes se battent sans relâche pour imposer leurs nouvelles méthodes... Ils tentent de faire perdurer cette unité dont l'existence est régulièrement remise en cause par la police classique...
Cette série semble intéressante à plus d’un titre. Tout d’abord, le décalage avoué par les choix musicaux mais aussi les tenues vestimentaires ou la psychologie des personnages résolument modernes. Croisons les doigts et espérons avoir une bonne surprise ce soir !
A ne pas manquer ce soir (pour les abonnés), la toute dernière création Canal+ : Maison Close.
Cette série en 8 épisodes nous plonge dans le quotidien d'un bordel de luxe du XIXème siècle parisien.
L'histoire :Paris, 1871.Dans un bordel de luxe, trois femmes tentent d'échapper à la servitude imposée par les hommes. La très jeune Rose débarque à Paris à la recherche de sa mère, ancienne prostituée. Elle est piégée par un rabatteur et enrôlée de force au Paradis. Véra a trente-cinq ans. Elle sait que la fin de sa carrière de prostituée est proche. Elle mise tout sur le Baron Du Plessis,son principal client et le seul en mesure de racheter sa dette.Hortense est la patronne du Paradis. Elle doit tenir ses filles et résister aux pressions d'un voyou des faubourgs qui lui réclame de l'argent.
Notre avis : Bien que n'ayant pas eu la chance de voir le premier épisode, nous allons tout de même vous dire pourquoi il nous semble intéressant de regarder cette série.
- Un travail documentaire par un historien spécialiste de l'époque : Jacques Rougerie. - Un scénario alléchant. - Un rendu visuel assez convaincant et une ambiance feutrée et un peu glauque. - Un casting plutôt bien senti (même la petite demoiselle de la série préférée des français semble avoir trouvé sa place). - Un site web et une campagne de pub online et offline très soignés et plutôt dérangeants.
Un programme assez ambitieux pour cette chaîne qui n'a jamais vraiment misé sur les séries maisons en costume d'époque.
Donnez nous votre avis !
Désolé pour le son douteux : il s'agit de la seule vidéo disponible sur la campagne web de la série.
Pour aller plus loin, découvrez l'ouvrage de Parigramme sur la maisons closes dans les années 30.
Maisons closes parisiennes Architectures immorales des années 1930
Fermée sur le monde extérieur, la maison close ouvre sur de multiples horizons et soigne en conséquence sa distribution et ses décors. Le système construit du sexe propose un cheminement labyrinthique, enchaînant sas, couloirs, salons, escaliers jusqu’aux chambres, ultimes refuges de la consommation sexuelle. Juxtaposant les perspectives, la maison d’illusions transporte ses clients dans des ambiances de cinéma : palais de maharajah, cabine de transatlantique, boudoir japonisant, cachot médiéval... Les bordels huppés s’inspirent des cafés et dancings à la mode dont ils sont les voisins, tandis que les sordides maisons d’abattage présentent à la ville leurs façades carcérales.
Photos d’époque, plans inédits et rapports de police à l’appui, Paul Teyssier, architecte, pousse les portes de ces lieux oubliés et nous fait découvrir les méandres de leurs «?architectures inversées?». Auteur : Paul Teyssier ISBN : 9782840966043 Relié 25X31cm 280 pages Prix: 59 €