A ne pas manquer ce soir (pour les abonnés), la toute dernière création Canal+ : Maison Close.
Cette série en 8 épisodes nous plonge dans le quotidien d'un bordel de luxe du XIXème siècle parisien.
L'histoire :Paris, 1871.Dans un bordel de luxe, trois femmes tentent d'échapper à la servitude imposée par les hommes. La très jeune Rose débarque à Paris à la recherche de sa mère, ancienne prostituée. Elle est piégée par un rabatteur et enrôlée de force au Paradis. Véra a trente-cinq ans. Elle sait que la fin de sa carrière de prostituée est proche. Elle mise tout sur le Baron Du Plessis,son principal client et le seul en mesure de racheter sa dette.Hortense est la patronne du Paradis. Elle doit tenir ses filles et résister aux pressions d'un voyou des faubourgs qui lui réclame de l'argent.
Notre avis : Bien que n'ayant pas eu la chance de voir le premier épisode, nous allons tout de même vous dire pourquoi il nous semble intéressant de regarder cette série.
- Un travail documentaire par un historien spécialiste de l'époque : Jacques Rougerie. - Un scénario alléchant. - Un rendu visuel assez convaincant et une ambiance feutrée et un peu glauque. - Un casting plutôt bien senti (même la petite demoiselle de la série préférée des français semble avoir trouvé sa place). - Un site web et une campagne de pub online et offline très soignés et plutôt dérangeants.
Un programme assez ambitieux pour cette chaîne qui n'a jamais vraiment misé sur les séries maisons en costume d'époque.
Donnez nous votre avis !
Désolé pour le son douteux : il s'agit de la seule vidéo disponible sur la campagne web de la série.
Pour aller plus loin, découvrez l'ouvrage de Parigramme sur la maisons closes dans les années 30.
Maisons closes parisiennes Architectures immorales des années 1930
Fermée sur le monde extérieur, la maison close ouvre sur de multiples horizons et soigne en conséquence sa distribution et ses décors. Le système construit du sexe propose un cheminement labyrinthique, enchaînant sas, couloirs, salons, escaliers jusqu’aux chambres, ultimes refuges de la consommation sexuelle. Juxtaposant les perspectives, la maison d’illusions transporte ses clients dans des ambiances de cinéma : palais de maharajah, cabine de transatlantique, boudoir japonisant, cachot médiéval... Les bordels huppés s’inspirent des cafés et dancings à la mode dont ils sont les voisins, tandis que les sordides maisons d’abattage présentent à la ville leurs façades carcérales.
Photos d’époque, plans inédits et rapports de police à l’appui, Paul Teyssier, architecte, pousse les portes de ces lieux oubliés et nous fait découvrir les méandres de leurs «?architectures inversées?». Auteur : Paul Teyssier ISBN : 9782840966043 Relié 25X31cm 280 pages Prix: 59 €