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Temps d'élégance
- Ambiance 1900 / Années folles pour le défilé Automne Hiver Louis Vuitton.
Culture - Temps d'élégance
Écrit par Morgan   

La marque de luxe surfe sur la vague retro qui s'est emparée du cinéma et s'offre un véritable voyage dans le temps avec sa collection Automne Hiver 2012-2013.

Automne Hiver 2012 2013 Louis Vuitton

Ambiance Orient Express avec l'arrivée d'un train à vapeur et de porteurs de bagages. Référence aux années folles avec les coupes des vêtements et les chapeaux à plumes de Marc Jacobs. Un régal !

Difficile de ne pas voir un parallèle au Hugo Cabret de Scorsese.
Ce défilé est à revoir sur le site de Louis Vuitton.

 
- Les principales formes de corsets
Culture - Temps d'élégance
Écrit par Fanny   

Pour une première intervention il m’a semblé logique de parler d’un élément emblématique de la mode lorsque l’on parle Steampunk : le corset. Il y a de nombreux ouvrages très étoffés sur le sujet aussi vais-je essayer de vous donner quelques pistes à creuser par vous-même, toutes piochées dans l’histoire du costume. Bien entendu, les images présentées sont des illustrations de ce qui pouvait se trouver mais comme nous parlons d’une époque où le prêt-à-porter n’existe pas alors il ne faut pas oublier que chaque couturier faisait les choses à « sa sauce » et que seul le résultat final comptait.

Je suis donc revenue sur l’utilité même du corset : modeler la silhouette et donner un port distingué. Si aujourd’hui il est porté à même la peau et a des fonctions décoratives, ce n’était pas le cas avant l’avènement de la lingerie « sexy ». Par le passé, il devait sculpter le corps de la femme pour le faire correspondre aux canons de beauté de l’époque et protéger sa vertu dans ce carcan. Voici donc quelques formes de corsets, et autant d’idées à exploiter pour changer la forme de votre corps, le modeler le temps d’une journée.


I.    Le corset conique

Le corset conique est la toute première forme de corset qui fut portée en France, sauf qu’à l’époque ça ne s’appelait pas du tout un « corset » mais un « corps ». Il est découpé pour que le buste de la demoiselle forme un cône, ce qui donne une poitrine proéminente et rejette des épaules en arrière tout en la faisant tenir bien droite. Il a été porté de la renaissance à la révolution.

Corset Conique


Pour la petite histoire, le « corset » existait déjà au 18e siècle, mais c’était une pièce de vêtement qui se portait par-dessus le « corps » et qui ne comportait pas du tout de baleines. C’est une dizaine d’années avant la révolution que quelques dames avant-gardistes (dont la reine Marie-Antoinette elle-même) laissèrent leurs « corps » au dressing, ne portant que leurs corsets auxquels elles firent ajouter quelques baleines pour avoir un minimum de tenue.


II.    Le corset souple

A la révolution, s’en fut fini des « corps » rigides, vive la liberté ! Ou presque… En fait on porte encore le corset, mais sans aucune baleine. Il existe aussi des brassières à l’époque, qui ne font que la hauteur de la poitrine. Sous le 1er Empire on rajouta néanmoins au corset une longue lamelle de bois appelé « busc » entre la poitrine pour bien écarter les seins (car ça correspondait aux canons de beauté de l’époque).

Corset Souple

Mais passé un certain âge, les dames rajoutaient des baleines pour garder une « taille de jeune fille ». Et alors que les jupes s’enflaient avec le temps, le corset se rigidifie de nouveau pour prendre une forme de « sablier ». Au final, le corset souple aura quand même été porté pendant quasiment toute la première moitié du 19e siècle.


III.    Le corset sablier

Avec le port des crinolines (ces fameuses robes qui ont fait rêver des générations de petites filles dans « Sissi ») la taille doit être la plus fine possible pour des raisons esthétiques. Le corset est donc très serré sur la taille et plus lâche sur les hanches ou la poitrine, ce qui donne la forme de « sablier » si typique de la période. Elle durera quasiment toute la 2e moitié du 19e siècle et sera encore portée lorsque les crinolines s’aplatiront et qu’il n’en subsistera plus que les tournures, ces non moins fameuses « robes à faux-culs ».

Corset Sablier

Mais petit à petit, la silhouette de la femme change encore…


IV.    Le corset en « S »

En effet, le corps de la femme semble défier la gravité ! Les corsages sont très bouffants sur le devant alors que les fesses sont proéminentes… Et cela grâce à un corset spécialement taillé pour que l’effet soit encore plus saisissant. Cette forme en « S » sera portée pendant une grosse partie de la Belle Epoque.

Corset en S

Mais pour une fois, il y eut une variante importante, le serre-taille, qui fut porté en même temps que le corset en « S ».

V.    Le serre-taille

Aussi appelé « corselet », le serre-taille permet aussi de faire une silhouette typique de la Belle Epoque tout en gagnant énormément en confort. Il peut être large et recouvrir les hanches, ou tout fin comme une ceinture baleinée. Bref, il y a une infinité de formes possibles : mais dans tous les cas, elles s’arrêtent sous la poitrine.

Serre Taille

 

VI.    Le corset des années folles

Maintenant que la femme travaille, elle cultive un look androgyne, à la « garçonne ». Pour cela, il faut gommer ses formes. Le corset de l’époque commence sous la poitrine, comme le serre-taille qui laisse la poitrine libre, mais descend très bas sur les hanches. Le corps de la femme est droit comme un « i », filiforme, masculin. On efface tout symbole de féminité…

Le corset des années folles


Et puis s’en fut tout pour le corset, tombé en désuétude à la fin des années 20. On l’oublia pendant longtemps, vestige poussiéreux parfois retrouvé dans une malle du grenier. Enfin, la lingerie osa la fantaisie et le corset fit sa réapparition il y a relativement peu de temps, mais comme élément de séduction que l’on montre…


Toutes les images présentées sur cet article proviennent du MET, vous pourrez les retrouver (et bien plus) ici-même : http://www.metmuseum.org/collections/search-the-collections?ft=corset