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Gramophone
- Abney Park in Paris : crowfunding
Écrit par Lord Orkan Von Deck   

Chèrs steameuses et steamers,

L'équipe French Steampunk est fière de vous annoncer qu'elle soutient officiellement le projet de la Steam Rocket :

Abney Park in Paris - Steamtour 2014

Faire venir à Paris Abney Park, groupe désormais incontournable dans le milieu du steampunk depuis près de dix ans. En effet, dans le cadre du désormais incontournable Steamtour (qui visite chaque année 3 villes en France), il est question d'organiser un concert à Paris le 26 Avril 2014 et de ramener le fleuron de la musique Steampunk ! Mais tout cela ne se fera pas sans la contribution des fidèles vaporistes de France.

Une opération de Crowfunding a été mise en place sur KissKissBankBank afin de permettre aux généreux donateurs de donner, en fonction de leurs moyens, la somme nécessaire pour permettre à ce super événement d'avoir lieu. Près de 4000€ ont déjà été investis, l'objectif étant d'atteindre 10000€ pour que le groupe puisse traverser l'Atlantique et se produire dans les salles parisiennes.

French Steampunk défend les démarches participatives (comme ce crowfunding) et la création transmédia (comme Abney Park) qui permettent au steampunk et à sa communauté de se développer. Nous ne pouvons donc que vous inviter très fortement à réserver votre weekend du 26 Avril et contribuer à la réussite de ce projet.

Le Crowfunding se termine le 8 mars 2014 à 20h30. Ne perdez pas de temps : faites le tout de suite !

 
- [Interview] The Maxi Monster Music Show
Culture - Gramophone
Écrit par Aymeric Langlois   

French Steampunk a rencontré Geneviève de The Maxi Monster Music Show autour de leur nouveau spectacle mis en scène par Juliette.

Interview The Maxi Monster Music Show


French Steampunk : Commençons par la question la plus triviale, probablement souvent entendue : Vu du côté des artistes, comment définir l’actuel spectacle du Maxi Monster Music Show (MMMS) ? Mélange de concert, de théâtre, d’humour, comment ses auteurs qualifieraient-ils cette créature de Frankenstein ?


The Maxi Monster Music Show : Comme la musique est cœur du projet, on dira que c'est un concert spectaculaire où les musiciens sont des phénomènes de foire du XIXème siècle. Le bonimenteur est une femme à barbe qui mène sa petite troupe dans un train d'enfer… Chaque morceau est construit comme un sketch qui pourrait se suffire à lui-même, mais c'est aussi un fragment qui, associé à d'autres fragments, compose les aventures de la troupe. Un peu comme une série télé, on retrouve les mêmes protagonistes avec un thème musical "le Jingle Show" qui est notre "générique", notre marque de fabrique sonore…

FS : Sur ce même sujet, quel serait le genre représenté par le MMMS, sans  pour autant chercher à trop ranger dans des cases ? Le terme de « cabaret » revient souvent pour en désigner l’ambiance, et pour ma part, c’est celui « d’opérette » qui me vient à l’esprit pour désigner la forme. Qu’en dirait les créateurs ?

MMMS : Nous essayons de créer une nouvelle forme de spectacle et nous nous sentons libre d'explorer toutes les possibilités de formes et de styles pour servir notre propos.
Un mélange hybride d'inspirations musicales et esthétiques. Sans volonté d'exactitude historique, nous explorons notre imaginaire pour créer une parenthèse spatio-temporelle d'1 heure 30 qui oscille entre le second empire et les années 30. Mais parfois aussi nous intégrons des éléments très rock'n'roll typique des années 50.  Nous aimons la collusion et l'anachronisme dans la musique, les dialogues ou les décors et costumes...
Nous jouons avec les codes convenus du spectacle, nous recyclons… C'est un pied de nez à la norme actuelle des spectacles archi formatés… Nous sommes heureux de la diversité des gens qui composent notre public !
C'est également un hommage aux artistes de la rue, aux gens du voyage...

FS : Le MMMS est bien sûr très référencé en ambiances et en thèmes. On pense naturellement à Freaks de Tod Browning, souvent mentionné comme origine du projet, à Elephant Man de David Lynch ; on ressent l’ombre d’artistes tels que Tom Waits ou la vague post-punk… Pour ne mentionner que les plus évidents ! Quelles en seraient les principales inspirations ?

MMMS : Le cinéma noir et blanc, la littérature fantastique du XIXème, les B-movie des années 50, le burlesque, la Belle Époque, les années 20 à 30, le cabaret expressionniste mais aussi des séries TV comme Carnival ou le Muppet Show… L'univers poétique de Burton et Chaplin ou Jeunet et Caro… Les livres Les Monstres de Martin Monestier et De la femme à barbe à l'homme-canon de Stéphane Pajot.

FS : Depuis quelques temps maintenant, on assiste, dans le monde du spectacle – au sens large – à un renouveau de certains thèmes esthétiques : ambiances Belle Époque, victorienne/édouardienne, steampunk et dérivés, cabaret burlesque, etc.

MMMS : Le MMMS est-il issu de ce regain actuel ? Si cela a un sens, quelle serait la position, ou le sentiment, de ses membres vis-à-vis des créations scéniques ou festives issues de ces mouvements ?
Nous avons débuté ce projet en 2007 et avons fait de belles rencontres avec des artistes de la mouvance burlesque et des arts de la rue. En 2010 au Comic Con (Japan Expo) nous avons participé avec la Cie Vatra et l'association French Steampunk au premier stand steampunk avec une installation de tableau vivant créé par la plasticienne Julie Guehria. Nous nous sentons proche du mouvement steampunk qui recycle sans complexe les genres avec une démarche esthétique dont nous apprécions l'élégance et la créativité… Nous aimons particulièrement le mouvement gothique romantique et victorien, l'atmosphère de la Belle Époque mais aussi la rouille, les objets superbement manufacturés qui ont vécus, l'exotisme et l'orientalisme, le mélange de science et de science fiction… La fête foraine est un univers steampunk par excellence, c'était le lieu où le public pouvait découvrir les dernier progrès technologiques (photo, radio, téléphone, cinéma…), du sensationnel (phénomènes humains et animaux sauvages), des grandes mécaniques avec les manèges… Le domaine du merveilleux !

FS : Plus généralement, en tant que troupe d’artistes, quelles possibilités ou quelles inspirations ces thèmes (expositions de monstres, cabarets tamisés, ambiances surannées du XIXe et début du XXe siècle) permettent ou apportent-ils ?

MMMS : C'est un univers onirique et fantasmagorique, où la poésie côtoie le burlesque… Inquiétant, sensuel, bizarre mais où l'humour gagne toujours à la fin !
Un miroir déformant… Pour se voir autrement, s'observer avec un autre point de vue différent… Poser un nouveau regard…
Vous laisserez-vous séduire par notre femme à barbe ?

FS : Il est d’usage de chercher par tous les moyens possibles un sens à une œuvre artistique. Sacrifions donc à l’usage : quel serait le propos, le discours majeur du spectacle du Maxi Monster Music Show ? Éloge de l’altérité ? Apologie de la vie d’artiste ? Fantaisie sur l’illusion et la charlatanerie ? Ou plus prosaïquement, humour pour l’humour et poésie pour la poésie ?

MMMS : Le monstre est une thématique très exploitée dans l'univers du rock (ça serait drôle de faire la liste des morceaux pour faire un karaoké monster !).
Nous aimons les ambiances oniriques, explorer nos peurs enfantines… Notre univers peut être très joyeux et drôle ou au contraire très noir et grinçant, parfois aussi assez coquin mais jamais graveleux, il y a plusieurs niveaux de lecture et d'interprétation. Nous posons certaines questions sur le monde qui nous entoure, sur l'exclusion et la norme… Quelle est la part d'ombre et de lumière en chacun de nous ? C'est à chacun de faire un voyage introspectif et intime, nous ne donnons pas de leçon… C'est aussi une allégorie sur le monde du spectacle où il faut plaire à tout prix…

FS : Chacun des sept membres du Maxi Monster Music Show a, je crois, créé son personnage. Peux tu dire un mot sur celui que tu interprètes, Miss Gabrielle, la femme-tronc, et comment est-elle née ?
Le spectacle pourrait-il seulement exister sans ces personnages derrière lesquels se fardent les interprètes ?

MMMS : Le casting s'est imposé à nous très vite et la distribution des rôles n'a pas été difficile ! Nous avions déjà quatorze ans de route au sein du Maximum Kouette. Nous avons chacun cherché notre "clown", notre "monstre", notre "jumeau maléfique". La thématique des phénomènes de foire est souvent utilisée dans le burlesque, pour nous démarquer nous avons beaucoup travaillé la psychologie des personnages comme dans une série télé ou une pièce de théâtre. On peut imaginer leur vie en dehors du cabaret...
Miss Gabrielle est une femme objet qui vit dans la nostalgie d'un passé supposé grandiose… Je me suis inspirée des "cocottes" de la Belle Époque mais aussi d'actrices comme Yvonne Printemps, Jacqueline Maillant, Alice Sapritch, la danseuse Isadora Duncan et Florence Foster Jenkins, une riche cantatrice américaine célèbre pour son incapacité à chanter avec justesse mais qui galvanisait les foules… C'est un personnage nostalgique de la Côte d'Azur des années folles, des casinos, des palaces…

FS : Le show du MMMS crée déjà, à lui seul, une alchimie de différentes expressions artistiques, musique et théâtre en premier lieu. On a pu voir, avec l’initiative de mettre en place un atelier Dr. Sketchy, les possibilités qu’offre le mariage d’un tel spectacle avec d’autres types de médias. Ce mélange des genres est-il essentiel à l’esprit du spectacle, et te paraît-il aller de soi ?

MMMS : J'avais posé dans le personnage de Miss Gabrielle pour la cession steampunk il y a deux ans et c'est comme ça que j'ai noué contact avec cette équipe d'artistes et stylistes incroyables. J'avais très envie que les autres membres du groupe fassent aussi cette expérience et nous en avons eu l'occasion à l'Alhambra. Nous recherchons les collaborations qui nous permettent de sortir de notre cadre habituel de musiciens… Notre chanteuse dessine également, mais pour une fois, elle était de l'autre côté du miroir ! C'est toujours la magie de la rencontre qui déclenche une collaboration !

FS : Enfin, parlons malgré tout d’aspects plus pragmatiques du spectacle : pourrais-tu dire un mot sur les évolutions qu’il a pu connaître au cours de son existence ?

MMMS : C'est une créature en perpétuelle évolution…  Nous aimerions travailler une formule complètement acoustique pour jouer dans la rue… Faire un film !
Dans nos rêves les plus fous nous embarquons à bord d'une caravane burlesque et steampunk pour sillonner les routes du monde avec d'autres artistes…

FS : Et pour finir : de nouveaux enregistrements en perspective ?

MMMS : L'album sortira le 10 septembre chez tous les bons disquaires (Life Live / Musicast), pour patienter il est possible de se procurer l'EP 5 titres tout l'été après le spectacle à l'Alhambra où nous sommes programmés jusqu'au 28 septembre.
Et qui sait ? Un DVD ?



 
- Concours La Caravane Passe
Culture - Gramophone
Écrit par Arthur Morgan   

Affiche

La Caravane Passe, un groupe aux sonorités festives et aux looks résolument steampunk.
A l'occasion de leur concert de fin tournée organisé au Cabaret sauvage à Paris le 09 Décembre 2012 prochain , French Steampunk et ce drôle d'équipage sont heureux de vous faire gagner 5 places pour embarquer à bord de leur aéronef.
Pour Participer, rien de plus simple. Laissez nous un commentaire sur cette page, le nom des gagnants sera tiré au sort et annoncé le 06 décembre.

jacquette

 
- Interview The Shanklin Freak Show
Culture - Gramophone
Écrit par Morgan   

Nous accueillons aujourd'hui, pour une interview haute en couleur, le groupe anglais "The Shanklin Freak Show".

The Shanklin Freak Show

Sur leur page Facebook, ils se décrivent eux-même comme :

de l' "[...] Electro-Glam-Circus-Rock [...] the Freak Show a un son plutôt "alternatif" mais navigue avec fierté entre l'accessibilité de la musique mainstream et l'ambiance bizarre de l'underground."

French Steampunk : Bienvenue ! Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

The Shanklin Freak Show : Enchanté ! Nous sommes le Shanklin Freak Show, un groupe de rock-circus théâtral. Nous venons de l'espace mais nous résidons actuellement sur l'île de Wight, en Angleterre. Nous sommes venus pour régner sur le monde et créer une nouvelle utopie, que vous soyez d'accord ou pas !

Nous sommes 6 membres dans le groupe:

  • Le chanteur principal, Mr. Strange, est aussi notre producteur et celui qui écrit la plupart de nos paroles.
  • Foul est notre bassiste et notre ingénieur son.
  • Nick Painless est le co-vocaliste, DJ et performeur.
  • Stench est notre guitariste.
  • Sergent Stirling est celui qui tape sur les tambours de guerre.
  • Kwerky Kirk fait des tours de cirque grandioses pour les enfants, mais ils ont tendance à s'en aller en courant – il fait un peu peur.

FS : Comment a débuté le groupe ?

TSF : A la base, le groupe était un concept. C'était en 2003, le membre principal du groupe, Mr. Strange, avait créé un projet solo. Mais il en a vite vu le potentiel musical et la portée. Il y a eu beaucoup de retours positifs des gens qui écoutaient ses chansons sur myspace (quand on l'utilisait encore !). Le Shanklin Freak Show est donc devenu un groupe à part entière, vers fin 2006.
Comme notre quête non violente de domination mondiale a échoué, nous la menons aujourd'hui et ce jusqu'en 2012, de manière plus violente !
L'esprit du cirque Freak Show était à la base une véritable obsession pour la musique flippante de cirque, les années 1930, le rock, les préjugés du style victorien, le vaudeville, le théâtre, et le sentiment de rejet et de solitude face à la société mainstream. C'était le désir d'explorer tous ces thèmes d'une seule et même manière. Avec l'essor de la sous-culture steampunk, ça peut ne pas paraître très original, mais ça l'était en 2003 !

FS : Vous considérez-vous comme membres du mouvement steampunk ?

TSF : Oui, elle nous inspire et nous influence. Nous incorporons du steampunk (et dans notre cas, du Diesel-punk) dans nos visuels, nos concerts, ainsi que dans la plupart de nos morceaux et de nos concepts. Néanmoins, le Freak Show est un mélange d'influences éclectiques qui rend notre son unique. Nous n'avons pas peur de croiser les genres musicaux. Certains nous considèrent steampunk, d'autres non. Mais ce n'est pas un problème pour nous, de ne pas être étiquetés, car ça nous laisse une liberté encore plus grande car nos fans ne s'attendent pas à ce qu'on reste dans un genre musical spécifique.

FS : Considérez-vous donc qu'il existe un mouvement steampunk musical ?

TSF : Carrément ! Nous aimons bien «12 Stone Toddler» et le grand Dr. Steel, mais aussi certains Joe Black, Tow Waits, Death of the Cog et the Vernian Process.

FS : Il y a beaucoup d'éléments disparates dans vos morceaux. Comment travaillez-vous ? Comment arrivez-vous à mélanger tout ça pour en faire un tout cohérent ?

TSF : Il y a beaucoup de choses qui se passent dans un seul et même morceau. Mais en général, nous commençons avec un simple rythme.
Nous travaillons ensuite en vers, en chorus, en bridge et en mid-8. Tout l'arrangement vient de là. Ensuite vient l'étape de la production, du mixage et du calage de la mesure ! Nous aimons utiliser des couches différentes pour grossir le son, ou encore des tas d'instruments, des samples et des effets.
Sinon, ce serait moins intéressant, notre son serait celui d'un simple groupe de rock.

FS : Est-ce un travail d'équipe ou travaillez-vous tous dans votre coin avant de tout réunir ?

TSF : En général, on ne compose pas de manière traditionnelle, comme ceux qui se réunissent jusqu'à ce que quelque-chose arrive. Nous, on construit plutôt à partir des loops et des inspirations que Mr. Strange emmène au studio. Il nous demande de venir avec un rythme, un riff ou une mélodie qui accompagnerait son idée.
C'est assez rapide et les idées deviennent vite une structure solide. Pour nous, c'est une manière de créer très efficace.

FS : Comment définiriez-vous votre musique ?

TSF : Pour que les gens comprennent bien l'idée générale de notre style, on l'appelle du «circus-rock». Mais il 'y a pas que ça. Notre musique est un mix de genres, comme le vaudeville, l'Electro, le cirque, le Rock, le Steam/Diesel punk, l'Indus, le Métal, le Cabaret, le Goth, tout ça avec des sous-tons occasionnels, grandiloquents et lyriques. C'est vraiment quelque-chose d'assez différent.

FS : Quand on écoute votre musique et assiste à l'un de vos concerts, on sent un peu de Isane Clown Posse, de Marilyn Manson, de Mr Bungle ou même Mushroomhead. Est-ce que ces groupe vous ont influencé ? Quelles sont vos influences justement ?

TSF : Vous êtes sacrément observateur ! Ils font partie de ces artistes et de ces groupes qui ont eu une énorme influence sur notre musique ! The Shanklin Freakshow a aussi été énormément influencé par Dr Steel, Rob Zombie, David Bowie, Bonzo Dog Band et Danny Elfman.

FS : Quelle musique écoutez-vous en ce moment ?

TSF : En ce moment ? Des chansons à boire de Bavière et de la pop Coréenne.

FS : L'aspect visuel de votre groupe est très important. Dans quelle mesure affecte-t-il votre musique ?

TSF : Étant donné que notre cirque déjanté exige que notre image corresponde avec notre musique, notre style visuel doit être parfait. Mais c'est la musique qui nous dit comment nous habiller, pas l'inverse !
Chacun de nos nouveaux disques aura sa propre identité, voire un style musical très différent, et on compte changer notre apparence en fonction de chaque thème. En somme, on jouera des personnages différents pour chaque nouvel album.
Mais attention, ce n'est pas de la mode, mais du théâtre !

FS : The Shanklin Freak Show serait-il le même sans cet aspect visuel ?

TSF : Non, sans ce visuel, le Shanklin Freak Show ne serait pas ce qu'il est. C'est aux groupes de décider de l'importance du style visuel et du look. La majorité n'ont pas besoin d'une image percutante, mais nous, oui. Ça aide le public à rentrer dans notre monde !

FS : Quelles sont vos grandes influences visuelles ?

TSF : Beaucoup de choses. L'art classique, les comic-books, la fantasy (comme Chris Achilleos et Frank Frazetta). En gros, tout ceux qui retournent notre réalité.
Simon Bisley, Fritz Lang, Frank Miller, The Dark Knight, H R Geiger, Judge Dredd, 2000AD.
Et puis, il y a la myriade d'artistes qui ont été inspirés par les travaux de Jules Verne et de H. G. Wells.

FS : Qu'est ce qui vous intéresse dans les Freak Shows ?

TSF : On a toujours un pressentiment qui nous accompagne quand on va au cirque ou à une foire aux freaks. Derrière la peinture grasse, la musique joyeuse des orgues et les rires, vous savez qu'il y a un clown en train de pleurer, ivre ou dépressif. Les Freaks qui paradent pour votre divertissement ont en fait du ressentiment et sont acerbes. Ils camouflent leur noirceur sous un sourire maquillé. Est-ce qu'on devrait vraiment continuer à regarder?

FS : Espérez-vous avoir une influence sur l'industrie musicale ?

TSF : Nous sommes à 100% indépendants, nous faisons tout nous-mêmes. C'est sûrement la meilleure chose à faire pour un groupe non conventionnel. Si vous jouez un style de musique (quand bien même ce soit génial) qui n'a pas de morceau enregistré sur un disque qui se vend, les labels vont vous fuir comme la peste. Même si vous faîtes tout pour sonner comme les Strokes (ou n'importe quoi d'autre à la mode) et que vous le faîtes bien, ça restera quand même difficile d'obtenir l'appui d'un label. C'est pour cela qu'on ne s'en préoccupe même pas ! On est bien plus heureux de faire ce qu'on aime, quand on veut et comme on veut. Tout ce qu'on cherche à faire, c'est de la musique originale, qui touche les gens. Le succès et l'argent ne nous intéressent pas, on veut juste s'emparer du monde !

FS : Quel est votre rêve pour The Shanklin Freakshow ?

TSF : Nous voulons dominer le monde ! Notre musique veut pervertir les jeunes et créer une armée pour renverser le pouvoir actuel et organiser notre utopie. En dehors de ce programme, on espère juste que les gens apprécient ce que nous faisons.

 

http://www.theshanklinfreakshow.com/

Propos recueillis par : Morgan
Traduction : Oriane G

 
- le Coffret Anniversaire : Tim Burton / Danny Elfman
Culture - Gramophone
Écrit par Mistermorg   

Cette année voit la sortie d'un coffret exceptionnel pour les fans de Tim Burton et surtout de Danny Elfman, retraçant les 25 années de leur étroite collaboration.

Coffret 25 ans Burton - Elfman

Elfman est sans contestation possible l'une des composantes essentielles des films de Tim Burton. L'univers de Beetlejuice, de l'Etrange Noêl de Mr Jack ou encore de Sleepy Hollow sont reconnaissables les yeux fermés grâce aux partitions du sieur Elfman.

Il faudra se dépecher cependant car il ne reste plus beaucoup d'exemplaires disponibles !

L'objet du délit contient :

  • les BO de 16 collaborations (artwork par Tim Burton)
  • un livre de 250 pages
  • une boite collector en forme de Zoetrope
  • un cd de musiques inédites
  • un DVD d'entretiens où les 2 acolytes reviennent sur leur fructueuse collaboration
  • une clé USB collector (en forme de Mr Jack) contenant toutes les musiques en Mp3
 
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