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Littérature
- Concours le Mois du Cuivre avec Bragelonne
Culture - Littérature
Écrit par Arthur Morgan   

En partenariat avec Bragelonne, French Steampunk vous propose un concours exceptionnel pour le mois du Cuivre.

Pour fêter la sortie des Voies d'Anubis, des Confessions d'un Automate Mangeur d'Opium et de L'Etrange Affaire de Spring-Heeled Jack, nous vous offrons la possibilité de gagner l'un des exemplaires suivants.

Concours Moi du cuivre avec Bragelonne

 

Pour tenter votre chance, rien de plus simple.

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Le lundi 22 avril, 10 gagnants seront tirés au sort. L'un de ces gagnants remportera les 3 ouvrages et les 9 autres l'ouvrage de leur choix.

 

Vous avez jusqu'au dimanche 21 minuit pour participer.

Le concours est ouvert aux résidents de France métropolitaine, de Belgique, Luxembourg et Suisse.

 
- Interview de Cherie Priest
Culture - Littérature
Écrit par Morgan   

Nous avons eu la chance de rencontrer Cherie Priest (auteure de Boneshaker et Clementine aux éditions Eclipses) pour discuter science et littérature.

Cherie PriestPouvez-vous vous présenter ?
Je suis Lion, j'habite en Floride, et j'ai 36 ans, un mari, un poisson et un gros chat noir.

Vous considérez-vous comme une auteure steampunk ?
Oui, même si j'écris d'autres choses à côté. Cela ne me fait rien que l'on m'étiquette ainsi, et je suis même fière de faire partie de ce genre.

Quelle a été la première fois que vous avez entendu parler du steampunk ?
Sincèrement, je ne m'en souviens pas. Cela fait des décennies que le terme existe, mais seulement quatre ans que je m'implique dans cette scène et cette fiction.

Quand avez-vous décidé d'écrire du steampunk ?
En 2006, j'ai déménagé à Seattle, Washington. Après quelques années passées là-bas, il m'a semblé que je connaissais suffisamment cette ville pour écrire une histoire qui s'y déroulerait. Ce sentiment a coïncidé avec mon désir d'écrire un conte steampunk américain (car la plupart se déroulent au Royaume-Uni). Alors je m'y suis mise et il en est ressorti Boneshaker.

Le Siècle Mécanique n'est pas un classique du cadre steampunk. Pourquoi avoir décidé de ne pas situer vos livres dans un Londres Victorien ?
La raison pour laquelle j'ai voulu faire du steampunk américain est qu'on m'avait dit que c'était impossible. L'Angleterre Victorienne est une époque et un lieu parfait pour établir une histoire steampunk. Mais ce n'est pas la seule, et je voulais le prouver.

Pourquoi avez-vous décidé d'écrire un suite si différente à Boneshaker (Clémentine) avec de nouveaux personnages, un rythme soutenu et un cadre différent ?
Parce que tout ce dont j'étais sûre, c'était qu'il n'y aurait qu'un seul autre tome. Boneshaker était le dernier livre pour lequel j'étais sous contrat et je craignais que si j'en faisais une série, alors je n'aurais jamais l'occasion de terminer l'histoire. Il m'a paru plus intelligent d'en faire une suite, mais sans qu'elle en soit dépendante.

Qu'adviendra-t-il de Seattle ? Il reste, à la fin de Boneshaker, une perspective sinistre.
Il vous faudra attendre ! J'y reviendrai dans les prochains livres, c'est promis.

Aurons-nous l'occasion de rencontrer à nouveau Zeke et Briar ?
Bien sûr. Ils réapparaissent à la fin de Dreadnought, ainsi que dans Ganymède en septembre. De même, l'année prochaine, ils feront partie d'Inexplicables.

Il semble qu'il y ait deux thèmes principaux, ou questions, dans vos livres. D'un côté, les relations entre personnages et la découverte de l'autre. De l'autre côté, les dangers de la science. Pourquoi un tel intérêt pour les personnages ?
Parce que j'en ai marre des livres qui ne parlent que des machines. Je veux lire (et donc écrire) à propos des gens.

Pensez-vous que le steampunk devrait discuter de la science et des problèmes de société ?
Je crois que la fiction est plus efficace quand elle parle de la science, ainsi que de ces problèmes, alors pour quelle raison le steampunk l'éviterait-il ?

En parlant des questions de société, vous êtes active sur les réseaux sociaux et par là-même, en contact régulier avec vos lecteurs. Cela influence-t-il votre écriture ?
Pas vraiment, je crois... excepté le fait que je passe trop de temps sur internet alors que je devrais être en train d'écrire.

Imaginiez-vous que Boneshaker serait un tel succès ?
Pas le moins du monde. Avant Boneshaker, mes livres ne se vendaient pas très bien. Je croyais que personne ne le lirait, et qu'il serait le dernier que je publierai. J'ai été très surprise de cet accueil, même choquée. Cela a changé toute ma carrière.

Pour conclure, où en sont la littérature steampunk et le steampunk en général, aux États-Unis ?
Jusque là, il marche très fort. Des dizaines d'évènements sur le thème du steampunk ont éclos dans tout le pays, et chaque jour, de nouveaux livres steampunk sont publiés. J'espère que cela restera le cas, on s'amuse tellement, et j'apprécie autant la communauté que la fiction.

Interview menée par Morgan GUERY et traduite par Oriane
Photo : Caitlin Kittredge

 
- Les agents de M. Socrate - Arthur Slade
Culture - Littérature
Écrit par Bertrand Campeis   

Une série steampunk hors des sentiers battus.

Arthur Slade, La confrérie de l'HorlogeSérie éditée aux éditions le Masque, qui réalise ici un très beau travail : pas de coquilles avérées, une bonne traduction, une identité visuelle aisément perceptible, de très belles illustrations de couvertures, très néo-pulp et un prix très compétitif !

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’Arthur Slade ne manque pas d’imagination et sait la mettre en œuvre.

Pour faire court : cette série vous permet de suivre les aventures de deux agents, Modo, pouvant modifier physiquement son apparence et Octavia, ancienne voleuse qui travaille pour une organisation secrète britannique sous les ordres de Monsieur Socrate, ancien agent de terrain à la fin du XIXème siècle. Ils seront amenés à combattre une autre organisation, la confrérie de l’horloge, aux buts inavouables.

Sinon, voici une analyse un peu plus longue :

Imaginez un agent secret ayant la capacité de prendre n’importe quelle apparence et travaillant pour une organisation secrète destinée à sauvegarder au mieux les intérêts de L’Empire britannique au moment ou celui-ci, est à son zénith, en cette fin de XIXe siècle.

Tout commence, comme il se doit, avec un savant fou qui essaie d’améliorer l’être humain. Ces expériences ayant été jugées improductives et impossibles à mettre en œuvre par la bonne société britannique, il est en réduit à bidouiller sur des toutous bon pour sa science. Alors qu’il réussit enfin à maîtriser pleinement sa formule sur son dernier chien, une jeune femme accorte, glaciale et manchote vient lui proposer de rejoindre une société secrète qui lui fournira des fonds et des cobayes afin qu’il réussisse son grand œuvre… Bienvenue dans les noirs desseins de la confrérie de l’Horloge !

Arraché des mains de saltimbanques qui l’exhibaient comme le monstre de foire qu’il était, Modo, affublé d’une laideur sans nom et d’un physique grotesque a pourtant un don exceptionnel : Celui de pouvoir changer son apparence. Avec un peu de concentration il peut réarranger son visage, faire disparaître sa bosse, se grandir, bref devenir un parfait gentleman. Eduqué aux bonnes manières britanniques dans un manoir isolé par une gouvernante très maternelle, un serviteur hindou, le tout sous le regard bienveillant de Monsieur Socrate, notre jeune héros de 14 ans se voit précipité dans la fange londonienne afin de faire ses preuves. Quelques temps plus tard, après avoir réussi son examen de passage, notre héros revoit son mentor et dieu, Mr Socrate qui le charge en compagnie d’une charmante jeune femme, Octavia, ancienne voleuse, forte tête, et rêvant de porter des pantalons dans une société qui s’acharne à lui faire porter des jupons (ce qui n’est guère pratique pour courser les gredins) de mener l’enquête sur des disparitions inexpliqués de gamins, et sur le fait qu’une société secrète reconditionne des gentlemen britanniques afin qu’ils sapent les fondements mêmes de l’Empire !

Arthur Slade, La Cité Bleue d'IcariaScience sans âme, méchants crapuleux, personnages intrigants, tout est là pour vous mener à 100 à l’heure dans une atmosphère débridée et steampunk. Le premier tome pose l’ambiance et l’auteur va crescendo ensuite par rapport à ses personnages.
Ainsi, Modo, de jeune garçon malléable, un peu ballot, pas très sur de lui, s’émancipe au fur et à mesure des tomes, Octavia apporte sa gouaille, son franc parler, et montre les limites d’une société qui se veut parfaite mais enferme les femmes dans un rôle infantile. M Socrate, ancien agent secret de la Reine, de Dieu bienveillant envers ses ouailles, de père et maitre de ses agents, se révèle un homme oscillant entre professionnalisme glacial, tentative de rapprochement de ses « enfants », et besoin maladif de les contrôler comme un Dieu
jaloux.
Les méchants ne sont pas en reste, entre un docteur Hyde, créateur de monstres de cauchemar (entre autres un robot géant, un homme invisible, et des faucons mécaniques), et miss Ingrid Hakkandottir, femme glaciale à la main de fer (au sens littéral) envoyée de cette confrérie de l’Horloge, organisme dont on sait peu de choses mais qui semble disposer de crédits sans fonds et de peu de scrupules…

Avec 3 tomes parus sur 4, Arthur Slade réussit à mettre en œuvre un univers intéressant et un hommage appuyé à bon nombre de livres : si notre héros, difforme, dont la figure inspire la révulsion et l’horreur à ceux qui la contemplent, l’obligeant à porter un masque et des vêtements amples pour cacher ses difformités, peut faire songer au départ à la figure de John Merrick, alias Elephant Man, on est surpris de constater qu’il s’agit avant tout d’un hommage appuyé à… Quasimodo ! (regardez bien son nom) et donc à Victor Hugo. Les hommages appuyés à Sherlock Holmes, voire à Nero Wolfe dans le premier tome sont autant de clin d’œil, quant au nom du bon docteur Hyde, Stevenson aurait applaudi…

Le second tome, la cité bleue d’Icaria, rend hommage à 20 000 lieux sous les mers de Jules Verne avec un submersible fantastique, commandée par une jeune femme, qui fait plus songer à la Reine Emeraldas de Leiji Matsumoto qu’à une transposition au féminin du Capitaine Nemo. La cité utopique sous marine fait songer au Rapture de Bioshock (mais bien avant la chute) mais également à l’idéal utopique transposé réellement dans un non-lieu où la vie humaine est impossible ! L’homme invisible, ici, agent secret de la Confrérie de l’Horloge, porte en lui toute la folie et la démesure du livre de H. G. Wells, quand à la fin du roman, elle montre les limites de l’utopie confrontée au réel. Autre clin d’œil savoureux, une jeune femme travaillant pour les services secrets français et répondant au doux de Colette Brunet, pour la petite histoire, Jules Brunet est un officier d’artillerie français qui fût envoyé au Japon pour former l’armée impériale et dont vous connaissez l’histoire grâce au
film « Le dernier Samouraï » avec Tom Cruise !

Arthur Slade, le peuple de la pluieLe troisième tome, le dernier à être sorti actuellement, nous envoie en Australie, où se cache un temple égyptien, contenant le visage d’un Dieu rendant fou ceux qui l’aperçoivent… Avec ce volume, l’auteur nous offre un véritable feu d’artifice, en menant une aventure tambour battant, et en y injectant de très bonnes trouvailles, comme un tueur impitoyable qui utilise des faucons mécaniques, fabriqués par la confrérie, pour commettre ses meurtres ; un dirigeable à vapeur (ou presque) dirigée par une jeune femme métisse ; une tribu perdue gardant le visage d’un dieu qui rend fou ce qui l’aperçoivent, et un dénouement surprenant. Mais ce qui impressionne le plus, c’est de voir l’évolution des personnages, qui montrent chacun petit à petit, tout au long des tomes, leurs fêlures, leurs rêves, leurs craintes, et leurs bons et mauvais côtés.

Gageons que le quatrième et dernier tome sera aussi bon que les précédents et bouclera de manière brillante cette série !

Attention toutefois, si M. Slade, sait très bien écrire, si l’aventure est menée tambour battant, et est fort plaisante à lire, n’oubliez pas qu’il s’agit avant tout de romans jeunesse, ainsi on peut trouver certaines ficelles un peu grosses, il est bon de se rappeler alors qu’il s’agit d’un roman d’aventures à l’âge de la vapeur, fait pour divertir le plus grand nombre et pour rendre hommage à bon nombre de romans d’aventures qui ont bercés notre jeunesse de lecteurs, ce qu’il réussit à faire très honorablement !

Arthur Slade : Les Agents de M. Socrate

Tome 1 : La confrérie de l'horloge ISBN-10: 2702434630

Tome 2 : La cité bleue d'Icaria ISBN-10: 2702434649

Tome 3 : Le peuple de la pluie ISBN-10: 270243620X

Editions du Masque - Collection MsK

 
- Abraham Lincoln, chasseur de vampires - Seth Grahame-Smith
Culture - Littérature

Seth Grahame-Smith

D'Abraham Lincoln nous savons tous ce qu'il en est, de son combat contre l'esclavage à son assassinat, toute une histoire, parfois teintée de mythologie qui nous est familière.

Et pourtant nous ne savions rien.

Avec son roman, Seth Grahame-Smith déboulonne la légende, restitue la vérité derrière les faits. Nous sommes en présence d'une variante uchronique, celle de l'histoire secrète. À nous les révélations ! Ici point de templiers ou de sombres complots, pas d'opus dei ou de troisième tireur, parce que l'histoire secrète qui nous est ici racontée est celle de la présence des vampires aux États-Unis et le combat impitoyable que Lincoln mena contre eux durant son existence.

Le roman prend la forme d'une biographie, basée sur de mystérieux documents communiqués à l'auteur par un étrange informateur, qui souhaite que la vérité soit enfin sue.

Pour le lecteur non anglo-saxon, ou pour celui qui ne connaît pas la biographie de Lincoln, le récit perd un peu en saveur. En effet, nous suivons toute son histoire, de sa naissance à son émancipation et de sa vie aventureuse à son accession à la magistrature suprême… Pour finir par son assassinat. Autant d'étapes qui donnent parfois l'impression diffuse de ne pas nous concerner, tout simplement parce que la culture qu'il agite n'est pas la nôtre. Le livre étant, par son sujet même, foncièrement américain.

Mais, heureusement, il y a les vampires. Parce que le Sud des États-Unis est un formidable terrain de chasse pour eux. Qui va s'inquiéter de la disparition d'un nègre ? Quelles familles va refuser l'appui politique et financier des vampires ? Pour eux, les choses se déroulent pour le mieux. Ils ont un cheptel d'humains, ils ont le pouvoir. Et ils ne veulent pas entendre parler d'abolitionnisme.

Seth Grahame-Smith avait détourné Orgueil et préjugés, maltraitant comme jamais l'œuvre de Jane Austen. Il réserve ici le même traitement à l'histoire américaine. Préparez-vous alors : les Sudistes ne sont pas seulement des méchants, ils sont diaboliquement méchants ! Le livre est finalement plus réussi qu'Orgueil et préjugés et zombies, peut-être parce que le personnage s'avère plus attachant et que l'atmosphère tend moins vers la pantalonnade généralisée. Sans être une réussite absolue, le roman permet de passer un moment agréable, entre frisson de rigueur et action décomplexée.

  • Éditeur : Eclipse
  • ISBN-10: 2362700283

PS.: le film est actuellement en tournage :-)

PS. : on ne se lasse pas de la bande-annonce du livre, mais c'est parce que nous sommes de méchants garçons.

 
- Victoria, reine et tueuse de démons- A.E. Moorat
Culture - Littérature
Écrit par Morgan   

Victoria

Résumé de l'éditeur : Le personnel était nombreux à Kensington et s'acquittait de tâches très diverses. Le palais avait son propre dératiseur à demeure tandis qu'un autre était chargé de ramoner les cheminées. La présence d'un tueur de démons ne surprit donc pas Victoria outre mesure, à ceci près qu'elle ne s'attendait pas à ce que ce rôle lui incombe ! Londres, 1838 La reine Victoria est couronnée. Elle se voit confier l'orbe, le sceptre et tout un arsenal d'armes terrifiantes. En effet, même si la Grande-Bretagne est en passe de devenir l'empire le plus puissant de tous les temps, il lui reste un petit problème à régler au préalable, celui des démons. Mais au lieu de rêver de chasse aux démons, c'est le prince Albert qui occupe toutes ses pensées. Comment peut-elle consacrer sa vie à la protection de son pays alors que son coeur appartient à un autre ?

Notre Avis : Il n'est pas de personnage plus emblématique de l'époque victorienne que la "joviale" impératice : Queen Victoria, héroine de ce roman particulier à contrepied de la réalité historique.

L'Empire Britannique est à la merci d'un complot démoniaque (au premier sens du terme) visant à renverser Victoria. Celle-ci doit se défendre et accompagnée d'une bande de protecteurs armés jusqu'aux dents, elle décide de bouter les démons hors de l'Empire. Mais son amour, Albert, est l'un deux (plus ou moins). Que faire ?

Ça tranche, ça larde. Il y a du sang, des boyaux et de la bile ! Il y a aussi des loups-garous, des zombies et toute une ribambelle de démons et succubes.
On pense à Van Helsing (le film) et à Buffy contre les vampires (sauce victorienne), autant pour les combats que pour l'ambiance. Jouissif au début, on se lasse assez vite par le manque de scénario et de style.
Ce sont les zombies qui sauvent un peu la mise. Ils tiennent le roman comme un running gag et apportent une touche loufoque quasi blaylockienne.
En bref, un petit roman pas très exigeant pour les fans de personnages "revisités" et dont le scénario tient sur un ticket de métro.
Si vous aimez les livres légers et sans prétention dans la lignée des Lincoln, chasseur de vampires et Orgueil, Préjugés et Zombies.

Lire un extrait

Éditeur : Eclipse
EAN13 : 9782362700194

 
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