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Étienne Barillier, professeur à Limoges, est un spécialiste de Philip K. Dick et un passionné de Fantômas.

Étienne est aussi (et surtout) l'auteur de Steampunk! l'Esthetique Rétro-futur publié aux éditions les Moutons Électriques. Il nous livre sa vision du steampunk mais aussi ses coups de coeur et parfois coup de gueule.

Professeur Etienne
- Uchronies déviantes
Culture - Professeur Etienne
Écrit par Etienne   

VictoriaEclipse nous propose deux romans qui se placent dans les limites du steampunk. Ils sont, disons-le proprement, complètement barrés dans leurs sujets et ne peuvent par conséquent qu'intéresser les esprits curieux qui fréquentent ces pages.

 

Parlons donc de Abraham Lincoln, chasseur de vampires de Seth Grahame-Smith et Victoria, Reine et Tueuse de Démons de A. E. Moorat. Alors que Orgueil et préjugé et zombies de Seth Grahame-Smith avait passé à la sauce zombie le classique de Jane Austen, nous franchissons un pas supplémentaire dans le délire organisé avec ces deux textes.

 

Ces deux romans adoptent la même démarche : prendre un personnage historique, iconique et connu de tous, et révéler sa "réelle" biographie en y ajoutant tous les éléments horrifiques possibles.

 

Nous relisons donc la vie de Lincoln, et découvrons une existence totalement vouée à la destruction de la gent vampirique, nous suivons Victoria, tueuse de démon. En France nous pourrions avoir un de Gaulle exterminateur de vampires nazis, un Danton en lutte contre des zombies, etc. Vous comprenez le principe. Ce n'est même plus du mauvais genre, nous dépassons le mauvais goût, nous atteignons une forme extrême de littérature du clin d'œil.


Lincoln

L'uchronie est des plus ténues, bien sûr. Il s'agit de se glisser dans la vie du personnage et expliquer son existence d'une autre façon.


Le plaisir coupable de la lecture est de se laisser emporter par le talent de l'auteur alors qu'il sollicite à plein régime notre capacité à accepter le grotesque de son postulat de base. Dans ce cas, oui, ces romans ne sont pas pour tout le monde. Si vous êtes trop cartésien, si l'idée initiale ne vous fait pas sourire, passez votre chemin.


Humour façon gore, mœurs déviantes, action et rebondissements, nos deux auteurs connaissent leur affaire. D'ailleurs là réside la principale critique, le lecteur peut parfois avoir l'impression de voir les ficelles narratives et sentir les techniques d'écriture. Mais le rythme emporte le tout. L'humour oscille entre le grave et le délire organisé. On en sort un peu étonné et groggy d'avoir eu entre les mains de tels objets iconoclastes et surprenants.


Du steampunk, maintenant ! Surveillez vos libraires de près ! Le 22 avril va sortir la traduction française du catalogue délirant de la société Weta (oui, celle du Seigneur des anneaux !) : le Dr. Grordbort presents : Victory chez Milady (22 euros). Je pourrais vous en parler longtemps, mais je crois qu'une image vaut mieux qu'un long discours.

Allez voir :


PS.: C'est avec beaucoup de joie que j'ai appris la nomination de mon livre Steampunk ! pour le Grand Prix de l'Imaginaire 2011. Il va sans dire que cela me fait rosir de plaisir.

 
- Les Voies d'Anubis
Culture - Professeur Etienne
Écrit par Etienne   

Les Voies D'AnubisDes romans de K. W. Jeter, Tim Powers et James Blaylock, Les Voies d'Anubis a été le plus récompensé, avec entre autres le prix Locus et le Philip K. Dick Award. Le roman bénéficie d'une traduction française, est disponible en poche. Vous en avez déjà forcément entendu parler. Alors qu'attendons-nous ?

Les Voies d'Anubis raconte les mésaventures d'un universitaire américain, Brendan Doyle, qui accompagne un groupe de touristes temporels en route pour assister à une conférence de Samuel Coleridge, à Londres, en 1810. Bien évidemment il va se retrouver bloqué dans le temps, incapable de rejoindre son époque et victime d'une série de rencontres toutes plus rocambolesques les unes que les autres.

Ainsi il affronte aussi bien la bande des mendiants de Londres, dirigée par un clown sur échasses, l'infâme Horrabin, que des sorciers égyptiens, bien décidés à modifier le cours de l'histoire afin de rendre à l'Égypte sa gloire éternelle.

Et un loup-garou.

Du steampunk ? Pas vraiment. Un peu. Il est certain que le lecteur qui lira le roman pour y chercher l'intuition géniale d'un genre à venir sera déçu. Et pourtant nous retrouvons de nombreux éléments qui seront steampunk.

  • Nous avons un récit uchronique. Coleridge, Byron sont présents.
  • Le récit pratique allégrement le mélange des genres. Nous passons de l'horreur des monstres qui peuplent les bas-fonds de Londres, produits abject des expériences ratées d'Horrabin, au fantastique du loup-garou et de la magie égyptienne, pour rejoindre le roman d'aventures des combats à l'épée et des courses poursuites effrénées. Avec un zeste de science-fiction pour accommoder le tout.
  • Et l'humour, bien sûr. Le récit est souvent drôle, avec une mention spéciale pour la magie et ses ratées. En outre il comporte de nombreux clins d'œil, comme le bateau baptisé le Blaylock, et surtout la personne même du poète William Ashbless, invention commune de Powers et Blaylock qui date de leurs années d'université et de leur goût pour le canular littéraire (en anglais, lisez cet article qui illustre l'histoire du canular).
  • Par contre ne cherchez pas de machines gigantesques, ni de dirigeables, ni de technologies basées sur la vapeur ! D'une certaine façon, le roman nous rappelle que le steampunk n'est pas que cela...

Ce qui annonce  le steampunk, c'est la manière à la fois brillante et nonchalante avec laquelle Tim Powers mélange ces genres. Il ne s'encombre pas de justifier les paradoxes temporels, il ne cherche pas à nous faire comprendre les subtilités de son uchronie, ni à justifier la présence de magie. Tout est dédié au rythme du récit et au sens de l'aventure.

Et cela fonctionne parfaitement.

Je profite du temps qui me reste pour vous parler du Géographie de Sherlock Holmes, écrit à quatre mains par André-François Ruaud et Xavier Mauméjean. Il s'agit d'un superbe voyage illustré dans le Londres de Holmes. Les documents iconographiques sont de toute beauté et devraient satisfaire tous les amateurs. Maintenant vous savez quoi faire de l'argent que vous a donné votre vieille tante pour vos étrennes. N'hésitez pas à le commander directement chez l'éditeur, cela ne peut que les soutenir à se maintenir dans une telle voie de l'excellence.

 
- Des noms du steampunk
Culture - Professeur Etienne
Écrit par Etienne   

J'allais vous parler des franges du steampunk les plus méconnues, celles allant de l'hommage le plus improbable à un érotisme parfois un peu surprenant. Autrement dit, j'allais m'amuser et j'avais la ferme intention de vous amener avec moi.

Et voilà qu'Eclipse a eu la très bonne idée de publier la traduction d'un petit texte de l'auteure américaine Cherie Priest (vous pouvez consulter la version originale ici). Je vous laisse le temps de la lire et nous reprendrons juste après.

Le steampunk n'a jamais été théorisé. Jamais. Le cyberpunk, lui, l'a été dès sa naissance par les auteurs mêmes qui l'ont fait naître et mourir. La nuance est extraordinaire. Le cyberpunk s'est positionné radicalement, aussi bien d'un point de vue idéologique qu'esthétique. Il a bouleversé la manière même d'écrire de la science-fiction en lui injectant une dose furieuse et électrique de modernité. On pourrait aller jusqu'à dire que tout est dans la première phrase de Neuromancien de William Gibson, "Le ciel au-dessus du port était couleur télé calée sur un émetteur hors service."

Du côté du steampunk, nous avons trois jeunes écrivains californiens — Jeter, Blaylock et Powers —  qui ont écrit leurs romans et qui sont passés à autre chose. Ne parlons pas d'intuition géniale ni de découverte extraordinaire. Le steampunk existait avant qu'ils ne le nomment. Mais ce nom a tout changé. D'un seul coup, on a pu dire "Mais... c'est du steampunk !" sans vraiment se poser la question de ce que recouvrait le terme.

Pourquoi ? Parce que le nom claque et qu'il permet de sentir immédiatement de quoi on parle.

Mais ce n'est qu'un nom. Ce n'est que cela. Pour ne pas être trop long, je remets à plus tard une discussion nécessaire sur ce qu'est le steampunk au sens strict. À ce moment nous pourrons nous casser les dents sur le fait que Les Voies d'Anubis, premier véritable roman steampunk comporte de la magie... Revenons pour l'instant sur les noms du steampunk.

Après son baptême, le steampunk a poursuivi sa vie et, fidèle à sa nature profondément mobile et fluide, il s'est sans cesse adapté, à mesure que de nouveaux artistes ne cessaient de le réinventer. C'est pour cela que le steampunk peut être victorien (ou édouardien), qu'il peut se dérouler dans une Belle Époque francophone ou dans les États-Unis de la guerre d'indépendance. C'est pour cela qu'il peut emprunter sans vergogne des éléments et des codes de la fantasy, du merveilleux, de la science-fiction et du policier. Avec le steampunk nous sommes à la croisée des chemins ; de multiples perspectives s'ouvrent à nous sans qu'aucune ne soit exclusive à l'autre.

Cherie Priest formule une synthèse assez élégante de tout cela :

Eh bien, je ne pense pas qu’il soit vraiment nécessaire de tout catégoriser, mais si vous y tenez vous avez le stitchpunk, le dieselpunk, le gaslightpunk, le steamgoth et bien d’autres variantes. Mais je pense sérieusement que tout cela tombe dans l’escarcelle du steampunk.

Décodons :

  • stitchpunk : le punk de la couture. Pensez au film 9, aux univers de Tim Burton (avant la Planète des Singes, quand il faisait encore des films), ajoutez les yeux de Coraline et voilà comment la manie de nommer peut créer un sous-sous-genre.
  • dieselpunk : Prenez le steampunk et jetez-le dans un univers de l'après-guerre (la deuxième, bien sûr). Nous sommes en plein rétrofuturisme, Dan Dare et Flash Gordon doivent courir dans un coin. Pensez alors au film Captain Sky et le monde de demain et vous y êtes. Le dieselpunk est à mes yeux le seul genre que l'on peut différencier intelligemment du steampunk.

 

Sky Captain 9

  • gaslightpunk : Le terme m'étonne. Est-ce une variation du gaslight romance de John Clute (Encyclopedia of Fantasy, 1997) ? Pour lui, il s'agit d'une forme de l'urban fantasy à distinguer du steampunk historique car ne reposant pas sur un anachronisme technologique. Il la définit comme mélancolique, une littérature du crépuscule et du brouillard. Il cite en exemple Anno Dracula de Kim Newman (1993).
  • steamgoth : nous dépassons le sous-sous-genre. Disons un cocktail composé d'une dose de goth pour deux de steampunk (servir agité mais non frappé). De mon point de vue, le terme vient d'une réappropriation de l'esthétique steampunk par la communauté goth.

Doctor Who Coraline

  • On pourrait ajouter le clockpunk, où le point de déviance avec notre histoire est une technologie basée sur le rouage et l'horlogerie, un bel exemple étant l'épisode "The Girl in the Fireplace" de Doctor Who (bande annonce). Sans oublier d'évoquer l'atompunk (oui, Mad Max 2, parce qu'en terme de post-apocalyptique cinématographique, on n'a toujours pas fait mieux).

Deux possibilités s'offrent à nous alors. Soit nous nommons chaque itération, dans un mouvement frénétique d'identification et de codification. Soit nous restons sur le terme steampunk, que nous utilisons alors dans sa pleine valeur générique. Bien évidemment cela ne nous empêchera pas de nous disputer entre personnes de bonne volonté sur les valeurs et mérites de telle ou telle classification. Mais ce ne sera qu'un jeu entre gentlemen, c'est-à-dire suffisamment vain pour être pris avec sérieux, et suffisamment sérieux pour être pris avec légèreté.

 

PS.: Revenons à Cherie Priest quelques instants. Je ne vais pas faire ici la critique de son roman, il n'en a pas besoin. Par contre je vais vous donner trois raisons pour lesquelles vous devez absolument l'acheter.

  1. Tout d'abord son approche du genre est revigorante. L'action se déroule à Seattle, à la fin du XIXe. Il mêle joyeusement zombies, duels entre dirigeables et s'affirme comme un grand roman d'aventure. Rien que cela devrait changer pas mal de vos conceptions du steampunk. Nous sommes loin de l'Europe mais bel et bien plongé dans une jeune Amérique en pleine déliquescence.
  2. Ensuite c'est un roman dont les personnages fonctionnent parfaitement. La mère, pleine de blessures et de silence, le fils, adolescent rebelle sont les deux héros d'un texte entièrement construit autour d'un secret familial. Le livre alterne les points de vue alors que l'une est à la recherche de l'autre, les révélations se succèdent et nous profitons du circuit façon grand huit.
  3. Enfin, ce roman est publié par une maison d'édition qui se lance dans l'aventure d'une collection portant le label steampunk. Mince. Les livres ne sont pas chers, et Boneshaker vous promet quelques belles heures de lecture. Et en plus vous aurez un livre qui porte la mention steampunk sur la tranche. Que demander de plus ?
 
- 'Castle' et le steampunk
Culture - Professeur Etienne
Écrit par Etienne   

Castle steampunk

Comme vous le savez tous, le quatrième épisode de la troisième saison de la série américaine Castle se déroule dans l'univers du steampunk. L'événement est de taille dans la reconnaissance du genre.
Et aux États-Unis l'épisode a été vu par un peu plus de dix millions de personnes.

Dix millions.

Whaouh.

Plus saisissant est la manière dont les scénaristes expliquent le steampunk, ce qu'il est et où il va, en moins de trente secondes, le temps d'une réplique expéditive. Une véritable leçon de concision et de pédagogie : It's a subculture that embraces the simplicity and romance of the past at the same time, couples it with the hope and promise and sheer super-coolness of futuristic design.

La définition est élégante, précise, magnifiquement placée dans l'épisode qui éclaire d'un jour complice notre genre favori.

N'hésitez pas à aller lire l'article de GD Falksen, si vous avez déjà pu le voir. Tout y est dit.

Préparez-vous. De plus en plus de gens vont connaître ce nom, steampunk. Notre grand bazar va bientôt devoir se présenter au grand jour, et je sais que je peux compter sur vous pour que ce soit sous ses plus beaux atours.

Nous en sommes presque à l'étape, "Tiens, voilà les doux dingues qui se déguisent comme la petite étudiante du troisième quand elle sort le vendredi soir."

Bientôt nous serons simplement des steamers.

Ou plutôt des vaporistes.

 

PS.: Les Uchroniales de Cergy furent un moment aussi agréable que plaisant. Une frange sympathique, chaleureuse et magnifique de la communauté des steamers était venue à la rencontre de votre vieux serviteur, et nous avons, je crois, passé un agréable moment. Comme un écho à une de nos nombreuses discussions, j'aimerais vous renvoyer au site de The Clockwork Quartet. Deux chansons y sont en libre téléchargement. Elles sont simplement superbes.

 
- Du costume steampunk
Culture - Professeur Etienne
Écrit par Professeur Etienne   

Captain SwingCommençons par une confession : je ne me costume pas.

Rien, et je vous sens déçus.

Même pas un bout de truc steampunk à accrocher au revers de ma veste.

Rien, et je vous sens désemparés.

Même pas eu l'occasion de me grimer pour un épisode facétieux des aventures de Maurice Sandalette.

Rien, et pourtant c'est quand il veut.

L'émergence du costume steampunk ne cesse de me fasciner, aussi bien pour son histoire que pour ce qu'il nous enseigne. Elle marque le déploiement du steampunk en dehors des espaces de la fiction. Elle est apparue de manière spontanée, sans qu'il y ait de modèles préétablis. Au contraire du cosplay, chaque costume steampunk est parfaitement unique, ne fait référence à rien si ce n'est à la personnalité de celui, ou celle, qui le porte. Un steamer ne rejoint pas une phalange de stormtroopers ou de clones de Naruto. Il rejoint une communauté qui n'a pas forcément les mêmes goûts que lui mais dans laquelle se retrouve un certain nombre de valeurs et de choix esthétiques.

Quand j'ai commencé à travailler sur Steampunk!, je me souviens être tombé sur cet article, paru dans le New York Times en 2008, déjà presque une éternité.

Sa lecture est enrichissante, non ? On comprend le trajet parcouru depuis. Maintenant une convention ne saurait être complète, si elle ne présentait quelques costumes steampunks. Et je trouve toujours étonnant le regard que portent les gens, quand ils découvrent un steamer, avec un mélange de sympathie et de courtoisie dans l'œil.

Bien sûr, le costume se généralisant, on trouve des points de convergence entre les sensibilités. On reconnaît sans peine de grandes tendances et influences. Tout comme le steampunk littéraire, le costume steampunk se joue des références, allant piocher qui dans le manga, qui dans le gothique de quoi façonner son costume... j'allais écrire, sa personne.

Le monde anglo-saxon fait plus facilement que nous le lien avec ce qu'a été le DIY, Do It Yourself, des punks des origines. On ne doit pas négliger cette part importante laissée au fait de faire soi-même son costume avec des objets de récupération, des objets détournés pour obtenir quelque chose de nouveau, d'éminemment personnel, de profondément authentique.

Si je ne me costume pas, il n'est pas dit que je n'aurais pas envie de le faire.

Par contre j'aime énormément l'objet steampunk. Comme je me connais et que je ne veux pas tomber dans le piège de la collection, je me contente de surveiller les splendides créations de la société Weta. Vous la connaissez certainement, il s'agit de ceux qui ont développé les effets spéciaux pour la trilogie du Seigneur des anneaux. Et parmi tous les produits dérivés qu'ils commercialisent, la société a une petite marotte amusante, l'univers du Dr. Grordbort's. Inventé par Greg Broadmore, l'intrépide docteur a un site web et un catalogue riche déjà de deux volumes. Ces derniers sont une consolation suffisante pour ceux qui, comme moi, ne peuvent qu'espérer mettre la main un jour sur ces pièces d'exception.

PS.: Si vous êtes amateur de comics en VO, lisez absolument la mini-série de Warren Ellis, Captain Swing And The Electrical Pirates Of Cindery Island. Ce n'est pas du steampunk au sens pur du terme, et comme Warren Ellis l'écrit, "Not steampunk. An Electrical Romance of a Pirate Utopia Thwarted."
Dans les années 1830, à Londres, le Capitaine Swing se sert d'une technologie avant-gardiste basée sur l'électricité pour lutter contre une organisation occulte toute-puissante. Je n'en dirai pas plus, si ce n'est que le dessin est de Raulo Caceres, que cela dure quatre numéros, et que, comme bien souvent avec Warren Ellis, c'est remarquable.





 
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