| - Du costume steampunk |
| Culture - Professeur Etienne |
| Écrit par Professeur Etienne |
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Rien, et je vous sens déçus. Même pas un bout de truc steampunk à accrocher au revers de ma veste. Rien, et je vous sens désemparés. Même pas eu l'occasion de me grimer pour un épisode facétieux des aventures de Maurice Sandalette. Rien, et pourtant c'est quand il veut. L'émergence du costume steampunk ne cesse de me fasciner, aussi bien pour son histoire que pour ce qu'il nous enseigne. Elle marque le déploiement du steampunk en dehors des espaces de la fiction. Elle est apparue de manière spontanée, sans qu'il y ait de modèles préétablis. Au contraire du cosplay, chaque costume steampunk est parfaitement unique, ne fait référence à rien si ce n'est à la personnalité de celui, ou celle, qui le porte. Un steamer ne rejoint pas une phalange de stormtroopers ou de clones de Naruto. Il rejoint une communauté qui n'a pas forcément les mêmes goûts que lui mais dans laquelle se retrouve un certain nombre de valeurs et de choix esthétiques. Quand j'ai commencé à travailler sur Steampunk!, je me souviens être tombé sur cet article, paru dans le New York Times en 2008, déjà presque une éternité. Sa lecture est enrichissante, non ? On comprend le trajet parcouru depuis. Maintenant une convention ne saurait être complète, si elle ne présentait quelques costumes steampunks. Et je trouve toujours étonnant le regard que portent les gens, quand ils découvrent un steamer, avec un mélange de sympathie et de courtoisie dans l'œil. Bien sûr, le costume se généralisant, on trouve des points de convergence entre les sensibilités. On reconnaît sans peine de grandes tendances et influences. Tout comme le steampunk littéraire, le costume steampunk se joue des références, allant piocher qui dans le manga, qui dans le gothique de quoi façonner son costume... j'allais écrire, sa personne. Le monde anglo-saxon fait plus facilement que nous le lien avec ce qu'a été le DIY, Do It Yourself, des punks des origines. On ne doit pas négliger cette part importante laissée au fait de faire soi-même son costume avec des objets de récupération, des objets détournés pour obtenir quelque chose de nouveau, d'éminemment personnel, de profondément authentique. Si je ne me costume pas, il n'est pas dit que je n'aurais pas envie de le faire. |
Commençons par une confession : je ne me costume pas.